Cau'streberthe...

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mercredi 27 février 2008

Le Théâtre de l'Estrade monte sur les planches à Montdory

Vendredi 29 février à 20h30 au théâtre Montdory à Barentin :

L'Estrade, c'est une troupe d'amateurs que j'ai vu jouer au Havre, pour le Festival Estuaire en scène. Ils concouraient dans le festival, au même titre que nous, et si vous allez voir cette page, vous pourrez lire, juste au-dessus du Songe, « Couple ouvert à deux battants (Atelier théâtre de Barentin) ». Bon, nous n'avons pas gagné, mais eux non plus !!! Je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas gagné !

Allez, je ne résiste pas à vous passer un extrait de Couple ouvert à 2 battants :

Télécharger la vidéo
Couple ouvert à 2 battants (extraits)

Bon, c'est vrai, ça nous éloigne du sujet !
Alors, « Songe », c'est bien sûr la pièce d'après « le songe d'une nuit d'été », de Shakespeare. A parler franchement, je n'avais pas aimé la pièce... Mais, c'est à voir quand même, on a pas souvent l'occasion de voir du Shakespeare.

Voici ce que dit le programme culturel de Barentin :
L'Estrade : une troupe d'amateurs qui nous a souvent présenté ses spectacles dont la qualité n'a rien a envier aux « professionnels ». Cette dénomination n'a d'ailleurs ici aucun sens : ils ne sont « amateurs » que parce qu'ils ne vivent pas de leur art… ce qui ne les empêche pas d'être excellents.

mardi 15 janvier 2008

Journal d'une femme de chambre

Vendredi 18 janvier à 20h30 au théâtre Montdory à Barentin, d'après Octave Mirbeau :

Journal d'une femme de chambre

C_lestine_par_Rippl-Rona_.jpgMaîtres et domestiques forment-ils deux classes étanches d'être distincts... ou deux facettes de l’être humain ?
Le domestique est-il préservé des travers qu’il reproche à son maître ?

« Un domestique, ce n'est pas un être normal... Il n'est plus du peuple dont il est issu ; il n'est pas non plus de la bourgeoisie où il vit et où il tend... »

Écrit en 1900, ce journal est bien plus qu'une curiosité ethnographique ou historique. La femme de chambre qui retournera son tablier en devenant à son tour patronne appartient (comme tous les nouveaux riches) à n'importe quelle époque.
Son regard lucide et critique ne l'empêchera pas de sombrer dans les travers de ses anciens maîtres. Voilà de quoi nous mettre face à nos propres contradictions dès qu'il s'agit de pouvoir, d'ambition et d'argent. Plutôt qu'à une reconstitution historique, le public est convié à une conférence. La conférencière est vive et passionnée. Laissons-nous emporter...

Adaptation et mise en scène : Olivier Gosse, (créée en février 2005 à la Chapelle Saint Louis de Rouen).
avec Françoise Caillard-Rousseaux
Lumières et accessoires : Jean-Claude Caillard

(Dessin Célestine vue par Josef Rippl-Ronaï, La Revue blanche, 15 janvier 1900)

dimanche 16 décembre 2007

Photo de la semaine 49 (Rattrapage)

La semaine dernière, j'avais des ennuis de serveur avec ce blog, donc je n'ai pas fait la photo de la semaine.
Je fais donc un rattrapage avec une photo du groupe sixties memories passé vendredi de la semaine dernière au théâtre Montdory à Barentin, qui vaut la peine d'être vu et surtout entendu...

49-07.jpg

vendredi 23 novembre 2007

« Jésus de Marseille » à Barentin

jesus.jpg« C'est Jésus de Marseille ! C'est Christian Mazzuchini qui va jouer Jésus. Il va se laisser pousser la barbe sinon ça ne sera pas réaliste ! On a fait des essais et sur les photos, c'est très réussi ! On dirait carrément un vrai Jésus ! On a fait aussi des essais pour le crucifier mais il n'a pas tenu plus de cinq minutes ! »

Serge Valletti annonce la couleur, celle de la fantaisie la plus débridée : un Jésus de pacotille, dans un Marseille férocement poétique. Pizzas à gogo et miracles à tous les étages ! Jésus de Marseille où comment le rêve d'un seul devient le rêve éveillé de tous... Une parabole sur le pouvoir de la parole ? Une joyeuse définition du théâtre comme le lieu de toutes les apparitions, de toutes les illuminations, de tous les possibles et de tous les impossibles ! Jésus de Marseille sera présenté au public au terme d'une résidence de création au Passage, centre de création artistique de Fécamp.

Texte original : Serge Valletti
Conception : Christian Mazzuchini
Collaboration artistique et scénographie : Maryline le Minoux
Collaboration artistique et lumière : Jean-Pierre Chupin
Interprètes : Christian Mazzuchini et comédiens amateurs de Barentin

Christian Mazzuchini entre dans la danse et, vite, s’oriente vers le théâtre.
Il travaille également pour la télévision et le cinéma, notamment avec Claire Denis, Luc Besson, Patrice Leconte, Hélène Angel, Gérard Pires (Pour « Taxi »), et à plusieurs reprises avec Karim Dridi, qui se fait son complice sur Psychiatrie / déconniatrie. On le retrouve aussi dans des feuilletons ou série sur le petit écran : Le Camarguais, Zodiaque ou Avocats et associés.
Il met en scène Verdi Opéra, avec la famille Zanco Tu aj Me et Cabaret Tzigane, et Pour expliquer ce que j’étais d’Aragon.
Sa rencontre, essentielle, avec l’écriture de Serge Valletti est désormais au cœur de son travail : il crée en trois volets depuis 1997 Gens d’ici et autres histoires suivi de Les autres gens d’ici, puis Psychiatrie / déconniatrie en 2004 (produit par le Théâtre des Salins, tournée en 2004/2005, 2005/2006 & 2006/2007).

(Lire interview ci-dessus)

mardi 23 octobre 2007

Bob Villette en soirée-marathon au Montdory

Pour le 25ème anniversaire de la Comédie Errante, son directeur, Bob Villette et le service culturel de la ville de Barentin ont proposé vendredi dernier, une soirée-marathon exceptionnelle autour de l'œuvre d'Israël Horovitz, auteur américain qui a particulièrement accompagné la Comédie Errante depuis sa création. Depuis 1995, Israël Horovitz a offert à Bob Villette de créer en France plusieurs de ses textes. Pour ce marathon théâtral, la Comédie Errante est venu interpréter au cours du même soir trois nouvelles pièces : « Cat Lady », « John a disparu » et « Compromis ».

Barentin_soiree_horowitz.jpgDans « Cat Lady », Agnès Dewitte y campe une centenaire, une sorte de Dark Vador clownesque se déplaçant à l'aide de son déambulateur, qui au cours de sa vie, a enfilé les maris comme d'autres les perles, elle recherche désespérément son chat. Mais, y a t'il eu vraiment un chat ? L'interprétation d'Agnès Dewitte est d'un bon niveau, même si la mise en scène est un peu statique.

« John a disparu » avec Catherine Cazorla, Sophie Roussel et Bob Villette, où, sur fond de 11 septembre 2001 à New York, Horowitz nous montre que le poids des secrets familiaux reste toujours très lourd, même longtemps après la mort. On a du mal à rentrer dans cette histoire de coucherie avec la secrétaire, mille fois entendue, même si ça se passe à New York en septembre 2001 !Barentin_soiree_horowitz2.jpg

Après ces deux représentations pour l'entracte, le service culturel de la ville de Barentin avait fait préparer un repas, qui fut pris en commun à l'étage du Théâtre Montdory, réunissant autour d'un buffet, la grande famille des spectateurs de théâtre. Une initiative originale et qui mérite d'être rééditée. Si le repas fut payant, le service culturel offrit la boisson !

Barentin_soiree_horowitz3.jpgAprès le repas, Bob Villette et son équipe constituée de Catherine Cazorla, Agnès Dewitte et Thibault Leger, nous servit un « Compromis » qui met en scène un chercheur, à quelques heures de valider une recherche pharmaceutique déterminante pour le monde médical, s'interroge sur l'opportunité philanthropique de faire don de sa découverte au monde, ou bien, pour une fois dans son existence, de penser à soi, à ses proches, et de monnayer enfin le travail d'une décennie. Un « compromis » entre l'argent qui fera le grand bonheur de quelques proches, ou faire don de sa découverte, qui servira l'humanité.
Le tout servi dans une mise en scène originale et une interprétation énergique arrivant à bien cerner les nouveaux rapports humains qui se nouent, non plus de vive voix, mais par l'intermédiaire des claviers d'ordinateurs, écrans et autres webcams. Bob Villette est criant de vérité, une interprétation sans faille, et Agnès Dewitte y est fantastique, comme à son habitude !

Commencer une soirée théâtrale à 18 heures pour la terminer à 23 heures était un pari risqué, mais ce fut un pari réussi.

Parmi les spectateurs, j'ai pu remarquer la présence de Israël Horovitz lui-même, venu incognito, mais comme j'ai du tact, je ne signalerai pas sa présence à Barentin…

samedi 13 octobre 2007

Riké en concert

L’un des deux chanteurs du groupe Sinsemilia, Riké, se produisait dans un concert solo le vendredi 12 octobre au théâtre Montdory.
Alors, seul, Riké ? Pas tout à fait ! Puisqu’il était accompagné par un harmoniciste, un clavier, un bassiste, un batteur et un guitariste.

Barentin_rike2.jpgEt tout ce beau monde essaie de jouer de manière spontanée, directe et sincère, mais peut-être manquait-il à certains musiciens un soupçon d’énergie, qui elle ne semblait manquer ni au chanteur solo, ni à l’harmoniciste. Riké gesticulait beaucoup, secouant sa crinière dans tous les sens, parlait beaucoup entre les morceaux, pour les introduire, pour présenter ses musiciens, ou tout simplement pour dire le plaisir qu’il avait à être là.

Chansons françaises teintées de reggae, une reprise d’un succès de Bob Marley, un public venu assez nombreux et en général jeune, telles étaient les couleurs de ce vendredi soir « future grande voix française » organisé par le service culturel de la municipalité de Barentin. N’oublions pas que sont passés sur cette même scène, avant qu’ils soient connus, San Sévérino, la grande Sophie ou l’année dernière Olivia Ruiz.

samedi 6 octobre 2007

Les fils du Vent

La vie d'une personne, la vie d'une femme, peut basculer à n'importe quel moment. Son destin à elle, c'est dans un Codec de Dordogne qu'il a basculé. Un regard croisé avec une gitane qui se transforme en corbeau, puis, dans un camp de nomades, elle se noie dans les yeux d'un jeune gitan qui n'était certainement pas là par hasard, puisqu'il lui a apporté l'enfant qu'elle cherchait depuis longtemps et qui donnera un sens à sa vie.

Barentin_zarcate1.jpgCatherine Zarcate, conteuse depuis les années 80, après avoir commencé sa carrière en se spécialisant dans l'Orient et les sagas ou épopées (« Mille et une Nuits », « Salomon et la Reine de Saba », « Épopées d'Antar »...), petit à petit, s'est mise à abandonner les « Il était une fois... Les rois et les reines... », ces histoires qui furent modernes au temps de leur invention, et qui ne le sont plus aujourd'hui ! Munie de son Tampoura, un instrument de musique à cordes traditionnel, issu de l'Inde, elle nous conte des récits plus « présents », avec la vie d'aujourd'hui, une manière d'inscrire cette parole spécifique du conteur dans un propos plus contemporain. « Les Fils du Vent », raconté vendredi dernier au Théâtre Montdory à Barentin fait partie de cette veine contemporaine.

Le public était venu en nombre, ce XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux attire de plus en plus de monde au fil des séances. Les manifestations du samedi et du dimanche à Barentin et à Mont-Cauvaire se sont jouées à « Guichet fermés ».