Cau'streberthe...

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jeudi 28 février 2008

Jean Sieurin et ses amis

A Barentin

Exposition de peinture et sculpture

Jean Sieurin et ses amis : Sylvie Cabal, Lucien Cowley, Jacques De Vos, Eric Feron, Jean Quemere, Jocelyne Orange (peintres)
et Joël Marical, Pierre Barbay, Léo (sculpteurs)
exposeront des peintures et des sculptures du 1er au 16 mars à la salle Siegfried

Exposition ouverte les mercredis, samedis et dimanches de 15h à 19h.

Entrée libre

expo_sieurin.jpg

lundi 31 décembre 2007

Le reportage de l'année

Barentin_frida1.jpgPour le dernier jour, il me fallait bien choisir le reportage de l'année, et bien, il n'y a pas photo, j'ai fait mon choix en 10 secondes ! ou plutôt si, il y en a des photos...

Ah ! Le reportage de l'année !!!
Pour moi c'est Frida ! Frida Morrone !

Une fille se balade dans Barentin, elle regarde les statues, puis elle commente.
Elle s'appelle Frida Morrone, elle est Italienne, elle est conteuse elle est raconteuse, elle dit des histoires et des légendes sur les statues, et le public est scotché là ! Ses histoires, Frida, elle les vit :

Image2.jpg

Allez, Frida, tu n'as pas tout raconté, il te reste 287 statues à Barentin, ça ne te fait que 287 histoires à raconter. Nous avons tout notre temps, et c'est bien moins que les mille et une nuit...

Et pour ce reportage de l'année, je mets des photos !

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vendredi 14 décembre 2007

Sylvain Emery expose au Colombier

Pavilly_emery.jpgSylvain Emery expose ses céramiques au Colombier de Pavilly du 15 au 23 décembre 2007.
Ce sera l’occasion pour l’artiste d’exposer une centaine de pièces de toutes tailles : Des assiettes, des plats, des pieds de lampes, des grandes coupes avec des émaux très colorés. La couleur, Sylvain Emery adore : « J’ai appris mon métier avec un potier, en apprentissage, en prenant des cours avec lui, et surtout, il faut en faire beaucoup pour y arriver.
Il m’a appris l’émaillage aussi, à l’époque, on n’achetait pas l’émail tout fait, on achetait les produits un par un. C’est pour ça que je fabrique encore mes propres émaux, je n’achète jamais des émaux qui sont déjà faits, j’achète des pigments rouges, verts, bleus, etc. Car sinon, on a les mêmes émaux que tout le monde, j’ai déjà fait des marchés de potiers, j’en ai fait beaucoup puisque je suis allé 18 ans dans le sud de la France, il n’était pas rare de voir des émaux identiques, car, ils avaient appris dans les mêmes écoles et faisaient de la même façon, donc, ça manque de personnalité… »

L’artiste ne se lasse pas de dispenser son savoir-faire recueilli au cours de ses 35 années d’expérience dans la céramique, la poterie et le modelage, il organise dans son atelier, des cours pour adultes les lundis et mardis de 18 heures à 20 heures, mais se déplace aussi parfois, dans des écoles comme l’école maternelle de Pavilly, dans des centres pour enfants placés par la justice, dans des centres pour dépressifs…

Donc, si vous visitez le Colombier de Pavilly à partir de demain, vous pourrez avoir une idée de son œuvre.

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dimanche 2 décembre 2007

Photo de la semaine 48

deschamps.jpg

C'est la photo des mains de Pierre Deschamp, qui a réalisé des œuvres pour des cathédrales, dont celle de Rouen et qui était l'invité du Petit salon bouvillais.

jeudi 11 octobre 2007

Salon de la sculpture à Barentin

Du samedi 13 octobre au dimanche 21 octobre 2007 à la salle Siegfried de Barentin, se déroulera le salon de la sculpture. Il est organisé par Françoise Douyère, conseillère municipale chargée des expositions.
Elle a composé un salon très éclectique, avec des artistes travaillant différentes matières, le bois, le métal, la pierre, le papier... et qu’on a peu l’occasion de voir ensemble : Claudine Jego, Inoussa Douada, Pierre Domergue, Véronique Martin-Létondot, Marco Cleret, Nancy Vuylsteke de Laps, Michel Daön et Michel Gibault.

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Ce dernier travaille le métal : « Tout petit, je regardais, parfois en cachette, travailler mon grand-père. Il était ferronnier. » nous dit-il. « ''A l'âge de quatorze ans j'entre au collège technique de Pavillons sous Bois, poussé par mon père, qui était lui même serrurier.
Mais, j’avais envie de bouger, je suis donc parti au Québec comme soudeur, et c'est à Montréal, en visitant l'exposition universelle de 1967- EXPO 67 que je découvre le besoin de créer. J'installe mon premier atelier dans le vieux Montréal en collaboration avec un ami artiste également (dessinateur industriel de formation). Fort de mes connaissances techniques j'ai la chance, en 1968, d'exposer dans « le village Lecorbusier » de EXPO 67 « la murale Refus », œuvre dont l'inspiration me servira pendant des années.'' »

Michel Gibault travaille durant 10 ans dans le vieux Montréal. De retour en France, il expose pour la première fois en Normandie en 1978 à Ymare. Puis, il présente durant l'été 1979 une importante exposition au Centre Culturel Valery Larbaud de Vichy.
Il participe ensuite à de nombreuses expositions :
Caen, Oissel, Bayeux, Vandrimare, Duclair, St Romain de Colbosc, Barentin, Maromme, Grand Quevilly...

« Pour mettre en pratique et faire partager mon Art, »continue-t’il. « J'ai ouvert une petite galerie, « l’Atelier du Fer Brûlé'' » à rue Damiette à Rouen en Octobre 2004.
Cela me permet de vendre directement mes œuvres purement artistiques auxquelles j'associe une production de type artisanal, faite de bougeoirs, de lampes, d'abats-jours, et autres petits miroirs.
Ma présence à cette galerie me permet de me confronter directement au public et de pouvoir ainsi mieux présenter mes œuvres.
Je reste cependant très attaché aux différentes expositions régionales, comme celle de Barentin, qui me font échanger avec d'autres artistes.'' »

Michel Gibault donne également des cours à Barentin par des stages de 20 à 25 heures ou le stagiaire repart obligatoirement avec une pièce qu’il a fabriqué lui-même.
Michel Gibault participe également à la Mandorle à Jumièges, qui est une association de sculpteurs toutes matières : le bois, le bronze, la pierre, fer...

lundi 8 octobre 2007

18ème salon pour une exposition majeure

Samedi 6 octobre, l’association Familiale de Loisirs de Croix-Mare organisait son 18ème Salon de peintures et de sculptures.

L’invité d’honneur, Jacques Le Bitoux, était entouré de trente-cinq autres artistes locaux, peintres pour la plupart, mais aussi les sculpteurs sur bois Joël Marical et Dominique Hamel, Marco Cléret, sculpteur sur métal et le céramiste Sylvain Emery. Il y avait également la présence de Gérard Deshayes, graveur sur inox.

croix_mare_expo.jpg

La peinture et la sculpture n’ont pas attendu dix-huit ans pour devenir majeures à Croix-Mare. Dans la salle A Valin, un public nombreux se bousculait devant les tableaux exposés.

Lors du vernissage, Étienne Rousselet, Maire de Croix-Mare, a salué le parfait fonctionnement de l’association que dirige Isabelle Kusz, ainsi que le travail des bénévoles de l’association qui préparent bien en amont l’exposition.
Puis, Christophe Bouillon, député, a reconnu que le travail effectué par les organisateurs, la municipalité et les nombreux bénévoles de l’association, il souligna que : « J’ai vu ici, une atmosphère une ambiance et un état d’esprit qui doit permettre à celles et ceux qui viennent exposer, quelque soit leur art, la sculpture, la peinture, de trouver là un endroit agréable. Et s’ils viennent ici, malgré toutes les expositions qui se déroulent ailleurs, c’est qu’ils se sentent bien ici. »

Il est vrai qu’avec un tel accueil, les peintres et les sculpteurs reviennent ici avec un réel plaisir.

Frida Morrone a remis de la vie dans les statues.

Quel promeneur barentinois n'a pas flâné autour des statues de la ville-musée, interpellé par la grandeur des unes, l'émotion dégagée par d'autres, la laideur de certaines ? Et puis, il y a toutes celles que l'on ne remarque plus, tellement elles font partie intégrante du paysage, celles qu'on voit, mais qu'on ne regarde plus !

Barentin_frida1.jpg

Partant de ce constat, la municipalité de Barentin et l'association « La puce à l'oreille » (organisatrice du festival du Conte de Fresquiennes) ont eu l'idée d'inviter Frida Morrone, une conteuse professionnelle, née à Milan en Italie, qui est, depuis son enfance, passionnée d'art, mais, c'est vers des études de droit qu'elle s'oriente au début, en Italie, puis, elle se tourne vers sa passion et fait des études sur l'art à Londres et à l'Université Paris VIII. C'est à Paris qu'elle commence, dans les musées, d'abord à commenter les statues, puis, peu à peu, les histoires qu'elle raconte s'agrandissent, jusqu'à en devenir de véritables contes.
C'est en 2000, qu'elle décide alors de franchir le pas vers la création artistique et commence à conter. Elle suit des stages d'écriture, de musique, d'expression corporelle, de théâtre, de chant... Frida essaye d'explorer toutes les facettes de son talent. Elle travaille dans des musées, des lieux de spectacle, en milieu scolaire et auprès des associations de quartier en France et au Québec.
Car elle a beau être Italienne, c'est uniquement dans les pays francophones que son travail la conduit, « Une question de contact », dit-elle avec un large sourire.

Barentin_frida2.jpgUne question de contact… ou une question d’accent !
En effet, est-ce que ces histoires qu’elle raconte, auraient le même charme sans son délicieux accent Italien, un accent chantant venant du fond de la gorge, comme si elle allait chercher les histoires au fin fond d’elle-même.

Ce samedi 6 octobre, devant l’affluence des demandes, les organisateurs avaient prévu deux balades urbaines au lieu d’une seule.
Le rendez-vous était devant la salle Siegfried, la première statue visitée a été naturellement la plus proche, « la porteuse d’amphore », devant le théâtre Montdory, une statue en bronze de Marcel Bouraine. La conteuse nous présenta ensuite sa « sœur » la « porteuse d’eau », statue en pierre de Marcel Renard, puis quelques mètres plus loin, la « sainte Barbe » d’Antoine Bourdelle. Dans la square Roosevelt, les enfants, et les plus grands, ont apprécié entendre des histoires sur le « lion », statue en fonte d’Henri Dieupart, et le « taureau » en bronze d’Alfred Janniot. Sur le chemin ramenant vers la « figure de proue » de Claude le Viking, juste devant le bruissement de l’Austreberthe, Frida nous a raconté la légende de Sainte-Austreberthe et du loup vert. La promenade s’est terminée par la statue en bronze d’Emmanuel Fremiet : « Saint-Georges terrassant le dragon ».

Devant une quarantaine de personnes, Frida Morrone a su captiver son auditoire en remettant de la chair et de la vie dans la pierre ou le bronze, en faisant revivre ces œuvres de manière si réelle que parfois, on a presque vu les statues bouger !